Après deux jours de voyage, nous voilà de retour à Fontenay-le-Comte, à l’Espace René Cassin, pour la 16ème édition du festival On n’a plus 20 ans. Comme chaque année, depuis quatre ans, nous attendons … nous attendons … pour récupérer les passes photo/presse. Nous attendons … nous attendons … l’ouverture des portes ! Déjà 40 minutes de retard et toujours LA « désorganisation ». Malgré les années, ce n’est toujours pas le top ! Mais nous sommes reçus avec le sourire.

Jour 1

19h15, Moscow Death Brigade ouvre le festival. Comme son nom l’indique, le groupe vient tout droit de Moscou. En mélangeant le hip-hop, le punk rock et l’electro. Derrière leurs cagoules, le trio russe dénonce le racisme, le sexisme et l’homophobie entre autres, à travers des textes en anglais. Une platine, deux chanteurs et … un croco … il n’en faut pas plus pour enflammer la salle !

20h30, « Mesdames et Messieurs, faites un tonnerre pour les rois … » Les Wampas. Y’a pas si longtemps, notre photographe les croisait à Genève. L’entrée en scène des Parisiens, sur fond de « L’amour est un cœur de violette » fait place, aussitôt au punk rock et au rock alternatif bien français. Ils connaissent leur public et comment le chauffer. Tous reprennent déjà leurs chansons. C’est alors qu’un tabouret se balade au-dessus du public le chanteur précairement assis, … ça, c’est fait ! Suivi d’un ‘’wall of death’’ géant, c’est encore fait. Et quand arrive « Manu Chao », là c’est vraiment la folie !

22h, un pied à Sydney, un pied à Boston, ils ont posé leurs valises, y’a trois semaines à Genève, c’est The Rumjacks et leur folk celtique. Flûte et accordéon, rien de tel pour faire bouger les corps et faire de ce moment un grand bal pogotant et survolté. Le rythme est rapide et soutenu, un concert festif qui met la patate ! « This is amazing ! Thank you very much » tout est dit !

23h30, c’est au tour du groupe français de musique industrielle, rock et metal avec Les Tambours du Bronx. Leur truc à eux … c’est taper sur des bidons en rythme, en alliant des chorégraphies. C’est un vacarme brutal, la furie d’un jumelage de percussions et de musiciens hard rock qui rend le concert toujours très original et visuel.

Voilà, après nos cinq heures de route, cette première soirée se termine pour nous. Nous laissons les festivaliers apprécier, comme il se doit le dernier groupe, Shaârghot. Nous sommes désolés de ne pas assurer le concert.

À demain !

Jour 2

Nous voilà de retour à l’Espace René Cassin, bien reposés, fins prêts pour affronter cette deuxième soirée !

19h, « C’est un groupe italien, en plus ils chantent en italien … bienvenue aux italiens » Talco. Ils sont six sur scène pour nous embarquer sur des airs de ska punk. Eux c’est des gentils, ils sont, surtout, anti … tout ! Bien déjantés, cool et très communicatifs, ils sont exactement ce qu’il faut pour bien commencer une belle soirée de concerts ! La veille ils étaient à l’Usine de Genève et on imagine bien que l’ambiance devait être, comme ce soir, bouillonnante !

20h20, « Un tonnerre d’applaudissements pour … » Marcel et son Orchestre. Ils viennent du nord de la France et leur trip … c’est le rock festif, avec un « chouïa » de punk et de ska. Sous leurs costumes à l’esprit carnavalesque, le talent musical est bien présent. Sur fond de reprises connues, leurs textes, revendicatifs, sont très troisièmes degrés. On peut le dire … et on le dit … c’est leur marque de fabrique ! En gros, ils ne se prennent pas le chou, et ça, c’est tout ce qu’attendent les festivaliers !

21h45, « Un, deux, trois tonnerres d’applaudissements pour … » Ludwig von 88, qui prend la suite des festivités, avec du punk rock alternatif.  Le décor de la scène est à l’image de leurs tenues, de leurs textes et de leur musique … bien « barré » « Ce soir il faut profiter, vu notre grand âge, on n’tient pas plus de 63’ ! »C’est court, mais c’est assez pour faire le plein de bonne humeur ! Ils ont monté le son et font péter les vibrations !

23h15, « le groupe le plus intense du festival… » les 3 Fromages. Eux, c’est quatre bretons très fun… mais pas que ça ! Ils ont leur univers musical, unique en son genre, un mélange d’humour et de rock. Ils aiment jouer et parodier leurs morceaux, et surtout, ils aiment les partager avec leur public. Pour eux « la vie est belle, y’a pas de problème, ils ne mourront pas ce soir ! »

0h50, la soirée touche à sa fin, avec Tagada Jones Orchestra, Le moment que tous attendaient avec impatience. Imaginer en arrière-plan un orchestre symphonique, nommé l’Orchestre National des Enragés, sur le côté, des membres des Bidons de l’An Fer et en devant de scène, les Tagada. Cette mise en scène a déjà été présentée en 2024. Du rock accrocheur accompagné de symphonies enragées qui donne une dimension incroyable aux morceaux que la foule reprend à tue-tête. Une fin de soirée mémorable !

Jour 3

En ce dimanche de Pâques, c’est avec un peu de retard, le ventre bien tendu, que nous arrivons sur le site. « Du coup », le premier groupe balance déjà son énergie devant un public clairsemé. Ring of Cash, que nous découvrons, reprend du Johnny Cash à une sauce bien électrique. Quand le rock côtoie l’esthétisme, la scène prend une autre dimension.

19h15, Meteora. Ils viennent de Lille, leur truc c’est le rock et le metal et c’est un tribute de Linkin Park. Avec beaucoup de talent et de passion, ils nous embarquent avec la même énergie, le même son que le groupe légendaire. Super moment !

20h35, Didier Super Metal. Artiste aux multiples talent, comédien à l’humour très décalé et entre autres chanteur. Il est accompagné, ce soir, d’un groupe de rock. « Tu as beaucoup de chance de m’avoir ce soir en Vendée ! » Le ton est donné, son concert, c’est beaucoup de « blabla » avec le public. Les textes sont grassement légers sur du bon rock !

22h, Hommage à Parabellum. Pour la première fois, des anciens membres de Parabellum, accompagnés des Tagada Jones, de la famille de Sven et de plein d’invités, se réunissent pour un hommage au groupe. Ce ‘’tribute’’ est incroyable, exceptionnel et puissant.Il revisite les morceaux cultes, avec fougue et émotion. Le partage et le plaisir de jouer sont plus que palpable, pour le plus grand plaisir des festivaliers connaisseurs !

Ils feront encore et seulement deux concerts en 2026, dont un en Suisse. Ne les manqués !

Une fois encore le festival a frappé fort, avec une programmation de folie. Une information est tombée durant le festival. Celui-ci change de lieu et de date pour l’édition 2027. Ce sera donc, pour nous, la dernière fois que nous couverons ce trop chouette festival.

Nous tenons à remercier la sécu All-Access pour leur gentillesse et leur boulot, l’organisation dans sa totalité pour son accueil.

Texte: Laurence Apothéloz

Photos : Jacques Apothéloz