Quand On Stage Music-live se retrouve au Parc Navazza-Oltramare, c’est les vacances, et c’est le Plein-les-Watts Festival. C’est la 18ème édition et comme chaque année, la programmation est belle. La météo s’annonce belle et chaude, on est prêt pour trois soirs de reggae.
Jour 1
Mystic Mountain Stage
18h30, un public parsemé devant la scène, mais bien présent à l’ombre, Les Steadies, démarre les festivités. Le groupe de Montpellier joue du rocksteady (musique jamaïcaine). Un trio féminin magnifiquement solaire. Avec beaucoup de charme, elles harmonisent « subtilement » leurs voix, le voyage est total ! « Nous sommes contentes de faire l’ouverture … on va mettre le feu … rejoignez- nous ! »
21h30, nous sommes de retour sur la p’tite scène pour découvrir, Nattali Rize. L’artiste australienne a réussi à se faire une belle place dans le monde du reggae. Sa voix est puissante, son phrasé est limpide et rapide, son reggae est mélodieux. Elle dégage une belle aura. « Nous sommes ici aujourd’hui pour créer une nouvelle énergie ensemble et on doit le faire ensemble » Très bon moment et coup de cœur de notre photographe.
Burning Lake Stage
19h45, ça commence à bien bien se remplir … et ça commence sur la gde scène. « Plein les Watts Festival est-ce que ça va ? Faites un maximum de bruit pour l’icône … » Barrington Levy. C’est sur la musique du parrain que le Jamaïcain de Kingston fait son entrée. Le soleil inondant pleinement la scène, il se calfeutre dans un coin à l’ombre, ce qui enlève un peu de punch au concert. Le Monsieur chante, bien sûr du reggae et aussi du rub-a-dub. Dès les premières notes, le public est déjà prêt et accompagne l’artiste au chant ! Le soleil se couche, c’est à ce moment qu’il illumine la scène en se donnant pleinement au public.
22h45, dernier artiste de la soirée, le leader du mouvement Nu-Roots, Richie Spice bien sûr de… Jamaïque ! Très inspiré par la religion rasta, son reggae est bon… Une arrivée sur scène plutôt calme, l’artiste ne met pas long à électriser la foule. Belle énergie communicative.
Voilà, ce sera tout pour ce soir, on vous dit à demain !
Jour 2
C’est cool la retraite, notre photographe est à jour avec les photos d’hier, il est donc tout bon pour celle de ce soir ! C’est tranquille que nous sommes de retour sur le site du festival, et nous nous posons en attendant le premier concert.
Mystic Mountain Stage
19h, c’est bon, nous on est « go » pour Treesha. La chanteuse est d’origine kényane et c’est la seconde fois qu’elle vient au Plein-les-Watts. Depuis 2019, elle a pris de la « bouteille », Patricia assume ses cheveux bleus, sur un reggae au tempo bien lancinant. Ça soul grave ! Comme lors de son premier passage, elle partage et communique beaucoup avec le peu de festivaliers devant la scène.
22h, nous sommes bien contents de retrouver KT Gorique au PLW. La chanteuse rappeuse a toujours ce charisme qui fait son talent, sans oublier son flow, son son puissant et cette énergie communicative. On est à nouveau conquis et sous le charme !
Burning Lake Stage
20h15, c’est parti pour la gde scène, avec Culture Ft Kenyatta Hill. « Vous allez avoir chaud, ce soir on accueille un diamant du reggae ! » L’artiste rend hommage aux 50 ans de carrière débutée par son père. Le reggae des 70’s n’a pas pris une ride ! Son message est simple et ses valeurs rasta bien présentes dans sa musique. Les voix des choristes qui l’accompagnent s’harmonisent et donnent à ce concert une atmosphère tout en sagesse.
23h45, Burning Spear dernier groupe pour ce soir. Au même titre que Bob Marley, il est une figure mythique et de légende du reggae. Figé au milieu de la scène, par ses paroles, il défend son peuple et ce depuis les débuts. Quelques petits pas de danse, rien de mieux pour que le public l’accompagne. Du haut de ses 81 ans, il fait l’unanimité et répand un brin d’humanité.
Très belle et très bonne fin de soirée ! À demain !
Jour 3
En ce dernier jour de festival, nous arrivons un peu plus tôt pour l’apéro officiel du festival. Une fois la partie officielle terminée, nous sommes bien contents de papoter avec tous les amis et connaissances présents.
Mystic Mountain Stage
19h, « L’union fait la force, fait la fête ! PLW rapproche-toi pour … » Attic Foundation. La Chaux-de-Fond est bien représentée avec ces 10 artistes de toutes origines et de tous horizons. Depuis 5 ans, le collectif « kiffe » le jazz, la chanson française, la musique cubaine, le métal et le classique … Il en découle un reggae qui leur est propre, vibrant, puissant, engagé … unique ! Ils sont généreux et sincères sur scène. Ils ont fait vibrer les quelques festivaliers devant la scène !
22h, on continue cette douce soirée avec le groupe français, Mister Gang. Leur « marque de fabrique », ça chante en français, en créole et en portugais. Leur style musical passe du reggae au funk, du funk au ska et du ska aux influences urbaines. Ils sont cool et nous embarquent dans une belle folie. Au son des trompettes, ils enflamment le public. Super bon moment !
Burning Lake Stage
20h15, nous revoilà devant la grande scène pour Israël Vibration & Roots Radics. Le jamaïcain nous donne une vraie leçon de courage face à la maladie. Comme quoi … la musique … le reggae… « Swizerland ! » Dès les premières mesures c’est tout bon … on est en parfaite harmonie avec le groupe. Ça balance, ça chante, c’est rasta !
23h45, ils terminent le festival et arrivent à beaucoup sur la gde scène, c’est Danakil. Originaire de la région parisienne, le groupe chante en français, des textes engagés. Leur reggae se mélange subtilement aux musiques du monde. On ne peut pas rester insensible à leur énergie, qui se veut très positive.
Comme à chaque édition, un mur est mis à dispo, où, divers graffeurs, vont à tour de rôle, faire du street art, et peindre au gré de leur imagination ! Une scène multidisciplinaire était à disposition ou démonstrations, DJ et artistes émergents s’y produisirent. Ces artistes de rue ont enchanté petits et grands.
Trois soirées passées, comme à chaque fois … bien trop vite ! Comme à chaque édition, nos remerciements vont au Comité, à tous les responsables de secteurs, aux 560 bénévoles et leurs sourires. Et bien sûr, n’oublions pas la sécu qui fait tout pour que le festival se déroule sans accros.
À l’année prochaine !
Texte : Laurence Apothéloz
Photo : Jacques Apothéloz
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