Le Winterock Fest fête ses 10 bougies. Nous avions poussé les portes du festival en 2017 et depuis les choses ont fait que nous n’avions pas pu y retourner. Nous sommes à nouveau là, pour notre plus grand plaisir !
L’affiche est belle et alléchante et le Winterock nous reçoit pour couvrir deux de ces trois belles soirées.
Mais avant ça, il faut s’armer de patience, car le chemin pour y aller est long … pas en kilomètres mais en temps, au vu de l’heure à laquelle nous partons.
Nous arrivons … enfin, et nous sommes accueillis avec des sourires et cette phrase que l’on aime bien « bienvenue ! » Légèrement en avance, cela nous permet de faire un p’tit tour des lieux et de prendre nos marques.
Jour 1
20h, ça commence avec Lucie Sue. Une découverte bien rock. Accompagnée d’une bassiste et de deux musiciens (guitare et batterie), fraichement arrivés dans le groupe. Lucie nous offre un son teinté de rock anglais, avec des riffs accrocheurs. Il n’en fallait pas moins au public pour s’approcher de la scène et apprécier, à sa juste valeur, l’énergie dégagée de ce quatuor endiablé.
21h15, la soirée continue, et c’est Ultra Vomit qui fait son entrée ! Ces derniers temps, étant abonné à leurs concerts, c’est toujours un plaisir de couvrir leur passage très apprécié du public, grand et petit. La salle de l’Agora est complète, pas moins de 700 personnes ont fait le déplacement pour voir le spectacle. Quand Nico, le chanteur pose la question de qui les a déjà vu et qui ne les a jamais vu, ça ressemble à du 50/50… et au batteur de rétorquer « qui a fait ni l’un ni l’autre ? » On sent bien que la soirée va être rythmée de bons sons et de blagues plus ou moins douteuses… Comme à chaque fois, leurs parodies sont bien faites et le public, fan ou découvreur est conquis.
Notre photographe a eu l’honneur de faire la photo de fin de concert ! Une belle soirée qui en dit long sur la suite des soirées à venir.
Jour 2
Les jours passent, et malheureusement, ne changent pas ! Pas moins de deux heures pour venir à Bonneville ! « On s’en fout « on est là pour passer une bonne soirée avec de la bonne musique ! D’ailleurs …
19h30, c’est parti avec les stéphanois, Eve´s Bite. Dès les premières mesures, on y est, c’est du bon heavy metal très mélodieux, avec une voix qui monte bien dans les aigus, accompagné de chœurs à l’arrière, des beaux solos « battle » de guitares. « Vous êtes prêts à foutre le bordel ? Jouez pas les timides ! « Chouette moment, belle découverte et bonne « mise en bouche ! »
20h35, deuxième groupe de la soirée et c’est au tour des lyonnaises, The Foxy Ladies. Un nouveau bassiste(masculin) rejoint le groupe, à la base, essentiellement féminin. C’est toujours un plaisir de les revoir avec leur rock accrocheur qui transpire le punk et le hard rock. Affublés d’une bien mystérieuse bande noire sur leurs yeux, leur partage sur scène fait plaisir à voir et se fait ressentir devant la scène. Nous on dit que c’est vachement bien ce qu’ils font !
21h40, c’est l’heure de la chanson surprise ! « Mais qu’est-ce donc ! » et ben c’est pour fêter les dix ans du festival et les musicos et chanteurs … sont du comité d’organisation ! La chanson c’est … « Désenchantée » … version rock … bien sûr ! Ils ont osé, ils l’ont fait … plutôt bien « désenchantés » et surtout bien accompagné du public qui était enchanté ! C’était cool !
22h, tout roule, on continue et on change totalement de style de musique avec Buy Jupiter. Ils sont quatre, ils viennent de Lyon et ils jouent du death progressif. Des musiciens bien carrés dans le style, car aucune note n’est laissée au hasard et un « front man » bien barge qui attise la curiosité du public. Le mélange musical est surprenant, car la complexité des morceaux fait que des parties mélodiques presque romantiques, cassent la brutalité de ce métal technique. Une heure d’une belle folie qui ne nous a pas laissé indifférent.
23h15, dernier groupe de cette deuxième soirée, ils sont parisiens, ils sont très attendus du public, c’est Lofofora. Eux, c’est du metal alternatif que nous attendions depuis un moment, ne les ayant encore jamais vu. Le tempo est vif et les paroles acérées, car oui, ça chante en français ! Politiquement correct, ou pas, les festivaliers connaisseurs, reprennent à tue-tête chaque mot de chaque chanson. Le plancher de l’Agora bouillonne, le public surchauffe et voilà que l’osmose opère. Sois-tu restes devant et tu pogotes, soit tu te recules et tu apprécies le spectacle et la musique. Dans les deux cas, le moment est incroyablement bon !
Nous ne pouvons pas couvrir, malheureusement, la dernière soirée. Elle sera, sûrement, excellente, au vu de l’affiche.
Nous tenons par ces quelques lignes, à remercier comme il se doit, l’organisation du festival, les bénévoles et la sécu.
Texte: Laurence Apothéloz
Photos : Jacques Apothéloz
Commentaires récents